Et ces rêves que j'ai laissé sur le coin de mon vieil oreiller

La nuit est sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans.



Masaoka Shiki

Sans savoir pourquoi
J'aime ce monde
Où nous venons pour mourir



Natsume Soseki

Voulant cueillir le zeste
d'un geste impatient
Il s'écorche et il saigne
Voulant saisir le geste
d'une peste aux yeux cyan
Il l'écorche et ils saignent.
Voulant bannir la peste,
son zeste mal-escient,
Il l'écorche et elle saigne.
Et elle fuit, et lui fou, entre flamme et furie, fustige l'idée furtive.
Songe éphémère, acte funeste, définitif.



 Et ces rêves que j'ai laissé sur le coin de mon vieil oreiller

# Posté le samedi 24 octobre 2009 13:29

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 13:58

Et puis tu sais l'ami, finalement, je ne sais pas trop quoi en penser. Enfin, j'ai le cerveau vide quoi. Enfin, plutôt la boite crânienne vide et le cerveau inexistant. Tout ça c'est tromôche, mais en vrai, c'est beau. Je veux dire, c'est beau tellement c'est laid. J'écris 'Mon sang te réveille' sur des gobelets à café, j'ai recommencé à m'assoir par terre, je ris à m'en faire pleurer au sujet de 'tourisme de Cul(-re)' et le pire, c'est que j'aime ça.

Et puis tu sais l'ami, finalement, je ne sais pas trop quoi en penser. Enfin, j'ai le cerveau vide quoi. Enfin, plutôt la boite crânienne vide et le cerveau inexistant. Tout ça c'est tromôche, mais en vrai, c'est beau. Je veux dire, c'est beau tellement c'est laid. J'écris 'Mon sang te réveille' sur des gobelets à café, j'ai recommencé à m'assoir par terre, je ris à m'en faire pleurer au sujet de 'tourisme de Cul(-re)' et le pire, c'est que j'aime ça.
Je voulais juste te dire qu'en vrai, rien n'a d'importance.
Tu n'as pas besoin de savoir quoi, pourquoi, ou, quand, comment.
Tu sens.
Tu éprouves.
Tu exprimes.

Étrangement, cela suffit.


C'est drôle, j'aime les gens. J'aime les gens excessivement.
Et quand je ne les aime pas, quand je ne les aime plus, je les déteste.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 13:23

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 13:26

Ô combien de marins, combien de capitaines...

J'ai écouté aux portes de la destinée.

Mais j'ai trop entendu, trop attendu, tentée

Par l'idée innocente de ces matinées

Où seuls les jours, seul le temps peuvent attenter

A nos jours. J'ai laissé choir mon âme à tes pieds

En rêve seulement. J'ai tant peur de souffrir.

Loin de la douleur criante d'un coeur pillé,

Je me nourris d'illusions et ne puis rien offrir.
Ô combien de marins, combien de capitaines...

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 17:17

And besides you're probably holding hands with some skinny pretty girl who likes to talk about bands

And besides you’re probably holding hands with some skinny pretty girl who likes to talk about bands
CECI EST UNE EVISCERATION FICTIVE

Nous embrassons notre douleur.
l'amour est pour les repentants et je ne veux pas dire pardon ; je me contente alors d'un substitut. je me baigne dans la souffrance de l'impalpable. je pleure ton corps. Démolie d'émotion. Sans larmes et sans. Pourquoi avons nous décidé de rester étrangers l'un à l'autre? Pourquoi as tu teint tes yeux?
J'ai cru qu'encore une fois, nous pourrions nous écouter. Nous pourrions nous oublier. Et, contre le rebord du lavabo, imiter le bruit des gouttes qui tombent, symboles sonores de la futilité écologique. Tu savais qu'il y avait un voyeur? Moi non. Mais je l'ai senti, après. Comme j'ai senti que ça n'avait servi à rien. Obtenir c'est insatisfaire le soi même, la consommation est frustration, le plaisir pur et l'apaisement ne viennent que de leur absence.

# Posté le jeudi 21 mai 2009 15:06

Modifié le mercredi 27 mai 2009 11:02