Nolunt vivere mori nesciunt // Ils ne veulent pas vivre mais ne savent pas mourir Non, tu crois?

Nolunt vivere mori nesciunt // Ils ne veulent pas vivre mais ne savent pas mourir Non, tu crois?
Les choses ne seront plus jamais pareilles. Et on faisait semblant, comme ça, de pleurnicher dessus. Et celui qui osera dire que ce n'est pas plus mal sera le grand méchant loup (celui qui souffle sur nos grandes maisons de sur-jeu, de feinte, et la plus solide, d'hypocrisie). On se complait dans une attitude pré-traumatique à moitié justifiée où seuls les vrais regrets ne sont pas exprimés. On geint. Mais ce n'est pas nouveau. On s'est toujours plaints de tout, et surtout de n'importe quoi. Seulement cette fois c'est différent. On vous l'a dit, les choses ne seront plus jamais pareilles, et ça commence déjà. C'est différent, donc. Parce que c'est grand, c'est vrai. C'est inévitable, inéluctable, et surtout inoccultable. " On s'appellera toutes les semaines " "On garde contact" " Ya FB, hein?". Genre. (j'allais dire, "j'ai envie de dire" mais, je sais pas pourquoi, je ne vais pas le dire)

Enfin je dis ça, faut avouer que eux, les vrais, j'ai pas envie de les perdre. Simplement, ce qui doit arriver arrivera, laissons faire, laissons passer, avec confiance. Ce qui a été sera, pourvu qu'on s'en souvienne.

Let me hear what your soul's thinking about, mine is shouting like a red star.



Let's pretend qu'on est rien. Des grains de poussières dans l'oeil d'un géant, un bourdonnant incessant sans plus d'effet que la gêne. Qu'importe qu'on danse, qu'on trépigne, qu'on fasse la guerre ou qu'on répande du PCB dans les rivières (HAHA), nous ne sommes rien. (pardonnez-moi le passage du on au nous peu orthodoxe) Nous n'avons pas de but, pas de fin, et un début incertain. Nous sommes là pour vivre, pour survivre, dans une certaine limite pour perpétuer la race. et encore. Nous sommes là pour vivre. Point. J'allais dire le mieux possible mais n'oublions pas : le mieux est l'ennemi du bien (HAHA). Pour vivre BIEN. Hédonistes, nihilistes, stoïciens, jansénistes, jésus, Sarah Marshall et Angelina Jolie. Chacun son truc. L'idée c'est d'éviter de trop torturer son prochain, de s'en mettre plein la panse, et de pas trop regarder à la dépense.

# Posté le jeudi 23 avril 2009 11:58

Modifié le vendredi 01 mai 2009 05:34

«Elle a murmuré : // - Le feu ne brûle plus. // J'ai dit, comme si c'était une réponse : // - Le temps n'existe pas.» // Oui, voilà, je lis les catilinaires. Parce que, même si il n'est pas toujours de bon ton de lire Notomb (parce que c'est trop snob pour les snobs, parce que c'est un peu la décadence de la littérature, parce que cela traduit cette résurgence d'un narcissisme et d'une surdimension de l'égo assez impressionnante), j'ai souvent trouvé cela bien écrit, et que je suis tombé sur le livre et que ça me repose plutôt que de lire Hard Times (oui, Dickens en anglais). La vérité c'est que vous me manquez. Vous qui ne vous connaissez pas, qui êtes trop loin de moi pour des raisons bien différentes, vous me manquez. Pas de la même manière, mais toujours terriblement et avec une force sourde et cinglante tout à la fois.

«Elle a murmuré : // - Le feu ne brûle plus. // J'ai dit, comme si c'était une réponse : // - Le temps n'existe pas.» // Oui, voilà, je lis les catilinaires. Parce que, même si il n'est pas toujours de bon ton de lire Notomb (parce que c'est trop snob pour les snobs, parce que c'est un peu la décadence de la littérature, parce que cela traduit cette résurgence d'un narcissisme et d'une surdimension de l'égo assez impressionnante), j'ai souvent trouvé cela bien écrit, et que je suis tombé sur le livre et que ça me repose plutôt que de lire Hard Times (oui, Dickens en anglais). La vérité c'est que vous me manquez. Vous qui ne vous connaissez pas, qui êtes trop loin de moi pour des raisons bien différentes, vous me manquez. Pas de la même manière, mais toujours terriblement et avec une force sourde et cinglante tout à la fois.
Je ne sais pas quoi écrire. Je me sens un peu perdue, là. Un peu frustrée. Je ne vais pas le dire parce que je veux que ce ne soit qu'une coutume, un accord tacite entre moi et moi-même mais vous comprendrez que je me sente tout de même obligée d'écrire maintenant. «Maintenant, c'est joli ça, main tenante» . J'ai beaucoup de choses à dire, comme toujours. Mais je ne sais pas comment les exprimer, ni même si je le devrais. Je dérive avec plus qu'un brin de nostalgie. Peut-être pas jusque des regrets, mais une vraie nostalgie, un vague à l'âme bien ancré depuis quelques temps déjà. Je me demandent s'ils savent, les autres. les concernés. Je n'ai pas le mal du pays, je ne suis pas homesick, mais pastsick, ou surtout peoplesick. Ce qui ne s'est pas produit me manque aussi. On est ingrats, pas vrai? On est cons.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 10:14

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 12:27

Il était une fois, une fille qui commentait parfois certains mots et à qui je ne savais jamais où répondre.

Il était une fois, une fille qui commentait parfois certains mots et à qui je ne savais jamais où répondre.
Il existe des voyageurs anonymes à nos existences. Des contes murmurés à l'oreille d'un autre et qu'on attrape au vol en recollant les morceaux de ces puzzles aux innombrables pièces manquantes. Des regards en coin effleurés du bout des cils, instants surchargé d'un romantisme tout aussi artificiel que désabusé. Des sourires surtout. En somme, des sons et des images sans carte d'identité à ranger dans la boite.
Mais, plus rare sont les noms sans perception. Un prénom, suivi de quelques informations rudimentaires qui, mises bout à bout, tiendraient surement en trois lignes et demi. Alors après on imagine. Et l'on pourrait croire que c'est froid, comme ça, un songe qui ne s'appuie sur aucune sensation. En fait, c'est juste impalpable.
Un jour qui sait, on finira par dessiner les contours d'une idée de qui est l'autre. Bien que les contours soit peut-être là, juste incertains. Je pense que je serais curieuse de te connaître. Je crois que tu es quelqu'un de chouette. J'espère que l'on s'entendrait bien.
Joyeux Anniversaire Nairae, j'ai forcément moins de 365 jours de retard, pas vrai?

# Posté le mardi 03 mars 2009 13:24

Modifié le mardi 03 mars 2009 13:47

Dans douze jours, j'aurai dix-huit ans.

Dans douze jours, j'aurai dix-huit ans.
Avez-vous remarqué l'omniprésence des chiffres dans mes derniers titres? Sans doute que l'existence n'est que cela, un décompte. Les heures écoulées depuis une fraction de bonheur. Les jours qu'il reste encore à parcourir, avant un nouveau sourire. Les mois ou les années qui nous sépareront toujours, puisque l'on court tous à la même vitesse. Pourtant parfois, tu t'envoles et moi je tombe. Ils rampent et d'autres se contentent de marcher. Je panique alors de peur de nous perdre. C'est à cela que le décompte sert? Nous rassurer, conserver une miette de rationnel à nos chimères ? Qu'importe. Je ne le répèterai jamais assez, la vie c'est COULE.
Et tant pis si je serais bientôt majeure, et tant pis si [tout].

Déclin en Coin
On ne sait rien et l'on se bande les yeux
Bander, c'est bien tout ce qui compte. Ça, et les contes,
Qu'on invente au coin des cheminées néons,
Lumière blafarde et aveuglante.
Au coin d'un verre, l'½il se perd et la bouche baise un nez, on
Se drogue à la haine pour mieux évacuer cette fièvre hurlante.
Des marques de flute à pied, au coin d'une ottomane branlante.
Comme une table hallucinée qui prendrait la forme de nos corps.
Corps qu'on observe encore, du coin d'un ½il,
Hagard, brodé de noir ou d'un trait d'or.
Le spleen est feint, le vice accueille.

# Posté le dimanche 01 février 2009 14:45

Modifié le dimanche 05 avril 2009 14:31

113 ans plus tard.

Notice d'utilisation : chacun sait que je suis folle. mais parfois j'oublie qu'on peut ne pas comprendre. Ici, je m'adresse au toi multiple de mes amitiés passionnelles ; il s'agit donc de ces nombreux visages qui me font pleurer et sourire tout à la fois.

Je suis triste parce que je t'aime. Parce que tu me manque, parce que tout a changé. Parce que parfois je souhaiterai revenir en arrière. En ces temps où tout était naturel et le questionnement inexistant. Où on croyait encore au futur. J'avais dit, la porte est là. Maintenant elle a disparu. La pièce est close. Comme si un malin génie s'amusait à effacer le dessin des mes issues possibles. Je t'aime et ça me rend triste. Parce que parfois tu souffre, et souvent tu m'oublie. Parce que le mots sont partis entre nous ou parce que les circonstances nous séparent. Je regrette souvent. Et j'espère un peu moins. Je rattrape les déchets de ton coeur au vol comme des miettes de mon éternité. J'ai un peu peur, souvent. Et je souris moins. Tu fais exploser mes tripes à chaque battement d'âme.


“ce que moi, Georges Perec, je suis venu questionner ici,
c'est l'errance, la dispersion, la diaspora.
Ellis Island est pour moi le lieu même de l'exil,
c'est-à-dire
le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part.
c'est en ce sens que ces images me concernent, me fascinent, m'impliquent,
comme si la recherche de mon identité
passait par l'appropriation de ce lieu-dépotoir
où des fonctionnaires harassés baptisaient des Américains à la pelle.
ce qui pour moi se trouve ici
ce ne sont en rien des repères, des racines ou des traces,
mais le contraire : quelque chose d'informe, à la limite du dicible,
quelque chose que je peux nommer clôture, ou scission, ou coupure,
et qui est pour moi très intimement et très confusément lié au fait même d'être juif"
Georges Perec.
113 ans plus tard.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:18

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 14:23