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«Elle a murmuré : // - Le feu ne brûle plus. // J'ai dit, comme si c'était une réponse : // - Le temps n'existe pas.» // Oui, voilà, je lis les catilinaires. Parce que, même si il n'est pas toujours de bon ton de lire Notomb (parce que c'est trop snob pour les snobs, parce que c'est un peu la décadence de la littérature, parce que cela traduit cette résurgence d'un narcissisme et d'une surdimension de l'égo assez impressionnante), j'ai souvent trouvé cela bien écrit, et que je suis tombé sur le livre et que ça me repose plutôt que de lire Hard Times (oui, Dickens en anglais). La vérité c'est que vous me manquez. Vous qui ne vous connaissez pas, qui êtes trop loin de moi pour des raisons bien différentes, vous me manquez. Pas de la même manière, mais toujours terriblement et avec une force sourde et cinglante tout à la fois.

«Elle a murmuré : // - Le feu ne brûle plus. // J'ai dit, comme si c'était une réponse : // - Le temps n'existe pas.» // Oui, voilà, je lis les catilinaires. Parce que, même si il n'est pas toujours de bon ton de lire Notomb (parce que c'est trop snob pour les snobs, parce que c'est un peu la décadence de la littérature, parce que cela traduit cette résurgence d'un narcissisme et d'une surdimension de l'égo assez impressionnante), j'ai souvent trouvé cela bien écrit, et que je suis tombé sur le livre et que ça me repose plutôt que de lire Hard Times (oui, Dickens en anglais). La vérité c'est que vous me manquez. Vous qui ne vous connaissez pas, qui êtes trop loin de moi pour des raisons bien différentes, vous me manquez. Pas de la même manière, mais toujours terriblement et avec une force sourde et cinglante tout à la fois.
Je ne sais pas quoi écrire. Je me sens un peu perdue, là. Un peu frustrée. Je ne vais pas le dire parce que je veux que ce ne soit qu'une coutume, un accord tacite entre moi et moi-même mais vous comprendrez que je me sente tout de même obligée d'écrire maintenant. «Maintenant, c'est joli ça, main tenante» . J'ai beaucoup de choses à dire, comme toujours. Mais je ne sais pas comment les exprimer, ni même si je le devrais. Je dérive avec plus qu'un brin de nostalgie. Peut-être pas jusque des regrets, mais une vraie nostalgie, un vague à l'âme bien ancré depuis quelques temps déjà. Je me demandent s'ils savent, les autres. les concernés. Je n'ai pas le mal du pays, je ne suis pas homesick, mais pastsick, ou surtout peoplesick. Ce qui ne s'est pas produit me manque aussi. On est ingrats, pas vrai? On est cons.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 10:14

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 12:27

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